14.08.2007
Qu'il est bon de vivre en frères...
Nous voici au troisième jour de notre pèlerinage, touchés par le pardon de Dieu. Peu à peu nos coeurs s’allègent dans la rencontre des autres, dans la rencontre de Marie, dans la rencontre de Dieu. Aussi pouvons-nous méditer, et contempler Marie et sa cousine élisabeth, à la Visitation. En l’espace de quelques jours, leur vie a changé et va changer notre histoire. Toutes les deux se laissent habiter par l’Esprit Saint et contemplent l’oeuvre de Dieu, don de l’Esprit en elles, car ce qui leur arrive n’était pas prévisible aux yeux des hommes. Ainsi en est-il quand l’Esprit intervient en nos vies, nous le savons.Aujourd’hui, plusieurs d’entre nous demandent à recevoir le sacrement des malades. Pour recevoir la force de Dieu et sa présence dans l’épreuve de la maladie. Mais tout sacrement touche l’église toute entière, et ce geste que quelquesuns posent nous touche nous aussi. Touchés par la force de l’Esprit de Dieu, comme aimait à le dire Jean Paul II, nous devenons des « espaces de la miséricorde », marqués du signe de Dieu.
Ainsi comme Marie et Elisabeth, comme tant d’autres, nous voici appelés à la même disponibilité et au même désir de laisser l’Esprit Saint façonner notre existence.
Pour son peuple et pour chacun de nous, Dieu accomplit des merveilles. Il nous aide à devenir des espaces de miséricorde, plus forts que les craintes et les doutes qui demeurent en nous.
Façonnés par l’Esprit, nous devenons disponibles, serviteurs pour les autres. Le service rendu par ceux qui ont désiré être « hospitaliers », serviteurs, nous invite, nous aussi au service, à accueillir le Christ serviteur qui nous entraîne sur le chemin du don.
Fortifiés par l’Esprit et vivant la miséricorde de Dieu, ne formant qu’un seul corps, l’Église, nous pourrons, à l’entrée dans le soir, allumer nos cierges, signes de notre foi et de notre amour envers nos frères. Nos coeurs se rempliront d’allégresse, et demain, fête de l’Assomption de Marie, nous ne chanterons pas le Magnificat de la même manière, car nous serons des « miséricordieux », touchés par la miséricorde du Christ.
Père Jacques Nieuviarts, assomptionniste
Directeur du Pèlerinage National
08:20 Publié dans .Mardi 14 août | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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